Un programme de subvention fait germer des projets communautaires axés sur l’alimentation dans des collectivités néo-brunswickoises

Par Sean Sullivan
CSAAP / HEPAC

Un nouveau programme de subvention à l’intention des collectivités du Nouveau-Brunswick a aidé à préparer le terrain pour divers jardins communautaires, programmes d’aide alimentaire et cuisines communautaires partout dans la province.

En 2012, dans le cadre du nouveau Programme d’action communautaire en alimentation, le ministère des Communautés saines et inclusives a consenti 37 subventions pour des projets destinés à accroître l’accès aux aliments sains, à améliorer les compétences en matière d’alimentation et à assurer la sécurité alimentaire dans les communautés du Nouveau-Brunswick.

La CSAAP vous présente, en survol, quatre projets d’action communautaire en alimentation dans le but d’inspirer d’autres groupes à lancer leurs propres projets.


Petits pouces verts et jardin Caledonia

(Dawson Settlement)  Les enfants de l’école primaire de Hillsborough ont entamé leur projet d’action communautaire en alimentation à la veille des vacances d’été en plantant des pommes de terre, des citrouilles et d’autres légumes sur la ferme Dawson Settlement de Lisa Brown.

« Pour entraîner des changements, il faut cibler les enfants », indique Mme Brown, qui a aidé à mettre sur pied le groupe de jardinage scolaire à Hillsborough. Quand les élèves du primaire sont retournés à l’automne pour récolter leurs légumes, il était évident qu’ils avaient beaucoup parlé de ce projet amusant. « Nous nous attendions à recevoir une dizaine d’enfants, mais il y en a eu 40! », raconte-t-elle.

Les enfants ont utilisé leurs légumes pour préparer et servir un « dîner de la récolte » à tous les élèves de l’école, qui se sont réunis à la serre Farmer Brown pendant un après-midi d’octobre pour déguster six différentes sortes de soupe, des petits pains maison et leur choix de tartelettes aux pommes, à la citrouille ou aux poires pour le dessert. Les enfants avaient cultivé les citrouilles, tandis que les pommes et les poires avaient été cueillies dans les arbres tout près de la serre.

« Beaucoup d’enfants vivent des situations difficiles à la maison, alors c’est rassurant pour eux d’apprendre qu’ils peuvent se nourrir eux-mêmes, affirme Mme Brown. Nous essayons de nourrir l’idée qu’il est possible de rester ici, dans notre communauté, et de produire des aliments. Il n’est pas nécessaire d’aller trouver un travail ailleurs. »

Les élèves du primaire ont aussi planté et cultivé des concombres près d’une résidence pour personnes âgées, tandis que ceux de l’école secondaire Caledonia Regional, aussi à Hillsborough, sont en train d’aménager un jardin de fruits et de légumes sur le terrain de l’école. La subvention a permis d’acheter des pelles, des râteaux, des transplantoirs et d’autres outils de jardinage adaptés aux jeunes pour les deux écoles.

L’enthousiasme des enfants pour les aliments cultivés localement était évident lorsque les jeunes jardiniers se sont empressés à servir le repas à leurs amis lors du dîner de la récolte. « Ils étaient fiers d’avoir cultivé tous ces légumes et d’avoir préparé la soupe, raconte Mme Brown. Ils ont vraiment aimé préparer ce mets pour nourrir leurs amis. »


Centre de santé communautaire de la Première nation de Pabineau

(Première nation de Pabineau)  En janvier, une dizaine de résidents de la Première nation de Pabineau se sont donné rendez-vous au centre de santé, parmi des caisses de bocaux Mason et un congélateur rempli de viande d’orignal.

Les résidents de cette petite communauté Mi’kmaq située près de Bathurst s’étaient réunis à l’occasion du premier séminaire d’action communautaire en alimentation offert par le centre de santé, soit une séance de formation pratique sur la mise en conserve.

La subvention avait permis d’acheter une réserve de bocaux Mason et un nouveau congélateur qu’on a ensuite rempli de viande d’orignal donnée par le chef et le conseil de bande. Durant cette première séance, 12 participants ont appris comment mettre en conserve la viande d’orignal en utilisant une cuisinière typique. L’expérience a été tellement positive que les autres séances se sont rapidement remplies.

« Nous visons à ce que chaque ménage qui le souhaite ait l’occasion d’apprendre comment embouteiller la viande, explique Lauramae Sewell, du centre de santé communautaire. Ce n’est pas compliqué. Si vous faites la chasse, votre viande est gratuite. Il suffit d’acheter les bocaux Mason. »

La subvention a favorisé une prise en charge par les résidents, indique Mme Sewell, tout en donnant au centre de santé communautaire la possibilité de distribuer des paniers de nourriture à Noël et de venir en aide aux personnes âgées et aux familles à faible revenu.

« C’est merveilleux de pouvoir étendre cette aide financière à la communauté, ajoute-t-elle. L’hiver est parfois dur dans les Maritimes : beaucoup de gens sont dans la misère et bénéficieraient d’un peu d’aide. »


Centre de ressources familiales du comté de Kings

(Sussex)  Au centre de ressources familiales du comté de Kings, une série de cours sur le « retour aux sources » a permis à des familles d’apprendre à bien manger sans trop dépenser. Mais le programme d’études ne se limite pas à la nutrition! Pendant une des séances, un inspecteur-hygiéniste provincial a donné aux parents un cours sur la salubrité alimentaire, notamment sur les bactéries, les températures de cuisson, l’entreposage et la manipulation des aliments.

« C’est effrayant de voir la rapidité avec laquelle les bactéries peuvent se multiplier dans la cuisine », indique Stephanie Ness, coordonnatrice de cet organisme de santé publique sans but lucratif.

Les participants ont découvert divers moyens pour protéger leur famille des maladies d’origine alimentaire, qu’il s’agisse d’utiliser plusieurs planches à découper ou de garder l’allée des aliments congelés pour la fin de l’épicerie. Ils ont chacun reçu un thermomètre à cuisson, petit cadeau qui peut avoir un gros effet sur le ménage, précise Mme Ness.

« Quand on n’a pas beaucoup d’argent, c’est le genre de chose qu’on n’achète généralement pas, précise-t-elle. Une des mères m’a dit : “Le thermomètre me rassure beaucoup, car je n’ai plus besoin de deviner si les aliments sont cuits ou non”. »

Le centre de ressources familiales du comté de Kings offre des services aux familles à risque de la région de Sussex. Bon nombre de ses clients vivent des difficultés financières, alors il est important qu’on puisse leur enseigner à bien manger pour peu d’argent.

Pour son prochain projet, le centre collabore avec une diététiste à la création d’un livret de recettes et de conseils pour épargner de l’argent. La majeure partie du contenu a été proposée par les clients du centre. « La création d’un livret dont le contenu est fourni par le public est une bonne façon d’accroître l’intérêt et la participation de la communauté », affirme Mme Ness.

« Ce ne sont pas des conseils que nous leur imposons, ajoute-t-elle. C’est beaucoup plus agréable de suivre les conseils qui viennent de nos amis. »


Photo par Global News

Projet de jardinage communautaire de l’école Lorne Middle School

(Saint John) Un terrain vague au cœur d’un des voisinages les plus délabrés de Saint John subit une cure de rajeunissement grâce au Programme d’action communautaire en alimentation. Le terrain situé près de l’école Lorne Middle School accueillera bientôt six plates-bandes surélevées, mesurant environ un mètre sur quatre mètres, où les élèves et les membres de la communauté pourront cultiver des légumes.

Étant donné l’emplacement du jardin, les plates-bandes surélevées étaient essentielles, indique Derrick Mitchell.

« Nous avons fait analyser le sol et les résultats dépassaient de loin les normes », explique M. Mitchell, ce bénévole qui, pendant le jour, travaille comme écologiste du milieu terrestre pour sa propre entreprise, Boreal Environmental Inc. « Le sol du terrain vacant avait été ravagé par le plomb et d’autres métaux lourds, ce qui témoigne des nombreux bâtiments qui ont passé au feu et se sont écroulés dans ce vieux quartier de Saint John », ajoute-t-il.

Le projet a mobilisé les élèves de l’école, et les enseignants ont commencé à intégrer l’aménagement du jardin dans leurs programmes d’études en sciences (compostage), en mathématiques (superficies et volumes) et en informatique (utilisation de logiciels gratuits pour dresser le plan du jardin). Tout récemment, les élèves ont appris à faire germer des graines à l’intérieur en utilisant des « boîtes lumineuses », c’est-à-dire de petits contenants qui procurent une chaleur et un éclairage constants pour les semis.

Les organisateurs espèrent que la récupération de ce terrain vacant et sa transformation en jardin serviront de validation de principe pour le jardinage urbain à petite échelle à Saint John, tout en enseignant aux élèves les concepts d’un régime équilibré, de la durabilité et de l’autosuffisance en production alimentaire.

« Nous avons l’intention de faire participer les élèves de toutes les façons possibles, conclut M. Mitchell. Nous voulons que le jardin leur appartienne. »


Le programme d’action communautaire en alimentation supporte des projets communautaires en ce qui concerne les besoins en saine alimentation des Nouveau Brunswickois, particulièrement l’amélioration de la sécurité alimentaire chez les personnes vivant dans la pauvreté, les aînés, les jeunes, et les personnes ayant un handicap.

Les demandeurs admissibles peuvent recevoir jusqu’à 3000$ sous forme de subvention et doivent viser les quatre critères du programme :

  • Améliorer les connaissances et les compétences en matière d’alimentation dans la collectivité et de tous les participants au programme
  • Améliorer l’accès à des aliments sains
  • Accroître la capacité communautaire
  • Établir des partenariats solides en vue de définir une vision et un plan de travail communs, et de bénéficier de fonds ou d’un soutien en nature

Pour en savoir plus, visitez le http://www.gnb.ca/0131/SecuriteAlimentaire/AmeliorationdelaSecuriteAlimentaire.asp.

Ajout des bulletins d’information Jeunes actifs et Jeune actif Jeunesse active au site Web de la CSAAP

Jeunes Actifs

Le site Web de la CSAAP héberge désormais deux bulletins d’information mensuels remplis d’idées pour faire bouger les enfants du Nouveau-Brunswick!

Le bulletin Jeunes actifs s’adresse aux nourrissons et aux très jeunes enfants. Il propose des activités comme « À plat ventre, je lève la tête » et « Mesurer les distances ».

Le bulletin Jeu actif Jeunesse active vise les enfants d’âge scolaire et comprend des jeux comme « La folie du cerceau » et « Un safari en jeep ».

Ces deux bulletins sont produits conjointement par Gymnastique Nouveau-Brunswick et le ministère des Communautés saines et inclusives.

Lien : Bulletins d’information Jeunes actifs et Jeu actif Jeunesse active

Regardez: L’environnement bâti peut-il faciliter les choix santé?

Il est maintenant possible de visualiser le webinaire du mois d’avril présenté par la Direction des milieux sains du Bureau du médecin-hygiéniste en chef.

Durant cette présentation de 33 minutes, la directrice des milieux sains, Karen White, explique l’expression « environnement bâti » qui, selon les experts, peut influencer la santé publique autant que les vaccins ou la qualité de l’eau.

Mme White donne un aperçu de l’historique de l’urbanisme et explique comment une bonne planification et une bonne conception peuvent contribuer à prévenir les blessures, à limiter l’isolement, à améliorer la qualité de l’air et à réduire l’obésité infantile. La présentation se termine par une discussion sur les mesures prises par le Nouveau-Brunswick pour améliorer notre environnement bâti.

Regardez en ligne : L’environnement bâti peut-il faciliter les choix santé?

 

Santé Canada: La boîte à outils santé est mise à jour

Nous sommes très heureux d’ajouter la Boîte à outils santé au site web CSAAP.

Les ressources disponibles ont été développées par Santé Canada ainsi que d’autres collaborateurs afin de fournir un message cohérent et des outils faciles à utiliser pour faire la promotion d’une saine alimentation auprès des familles canadiennes.

Pour les professionnels de la santé et éducateurs, la Boîte à outils santé est maintenant mise à jour et compte un nouvel ensemble de fiches d’information, y compris des messages de saine alimentation mis à l’essai concernant la planification à la maison et à l’épicerie, ainsi qu’une nouvelle bannière Web Bien manger, une version imprimé d’un message d’intérêt public diffusé et un court clip vidéo que vous pourrez utiliser et diffuser.

Ces ressources peuvent facilement être téléchargées, personnalisées et imprimées.

Avez-vous besoin de plus amples renseignements? Apprenez plus sur comment utiliser ou adapter les ressources dans la Boîte à outils santé ou comment partager le matériel développé par votre organisation.

(Texte par Santé Canada)

Regardez: Webinaire ‘Une recette gagnante’

recette.gangnanteLe Mois de la nutrition est peut-être terminé, mais il n’est jamais trop tard pour adopter des habitudes saines à table et à l’épicerie.

Le webinaire de la CSAAP sur le Mois de la nutrition a été présenté par la diététiste Karine Basque, qui nous a donné des conseils sur la façon d’acheter des épiceries pour maximiser notre argent et notre santé.

Karine nous explique comment :

  • préparer un plan de repas;
  • consulter les circulaires et les sites Web pour des bons de réduction;
  • préparer une liste d’épicerie et l’utiliser pour respecter notre budget;
  • transformer notre visite à l’épicerie en sortie familiale;
  • magasiner dans la section des aliments en vrac pour économiser et faire équipe avec des amis pour partager les gros achats;
  • gagner du temps lorsqu’on cuisine en utilisant de la courge déjà coupée, des légumes prêts à ajouter à un sauté, des fruits congelés et des tomates écrasées;
  • trouver des aliments bons pour la santé, comme des noix et des graines, des céréales riches en fibres et des légumineuses, dans les rangées intérieures de l’épicerie;
  • et bien plus encore!

Regardez le webinaire : Une recette gagnante – Planifiez, achetez, cuisinez, savourez

La course d’aventure gagne du terrain au Nouveau-Brunswick

Equipe

Une équipe de coureurs à la course d’aventure Who’s Your Daddy à Fredericton.

Un sport d’été qui combine l’orientation à la randonnée pédestre, à l’aviron et au vélo

Par Sean Sullivan, CSAAP
Traduction par Rachelle Bordeleau

Les Néo-Brunswickois à la recherche d’un nouveau défi à relever cet été voudront peut-être essayer la course d’aventure, un sport multidisciplinaire de plus en plus populaire qui allie l’orientation à la randonnée pédestre, au vélo et à l’aviron.

Bien que ce sport puisse paraître difficile – des équipes de deux à quatre personnes se font compétition durant une course de 8, 24 ou 40 heures sur un terrain varié – Troy Johnston, du groupe Natural Selection Adventure Racing, affirme que presque n’importe qui peut y participer.

« La course d’aventure, c’est avant tout un sport communautaire », indique M. Johnston, qui a fondé Natural Selection avec son ami Nathaniel Couture en 2007.

« Quatre-vingts pour cent des coureurs sont simplement là pour profiter du grand air, faire de la randonnée, du vélo ou du canotage avec leurs amis et essayer d’améliorer leur performance depuis la dernière course, explique-t-il. Ça leur donne une histoire différente de toutes les autres à raconter à la pause du lundi matin. »

Chaque course regroupe plusieurs disciplines. Pour Natural Selection, il s’agit typiquement de la randonnée pédestre, de l’aviron et du vélo. Les équipes de deux à quatre personnes transportent le matériel essentiel – comme des collations énergisantes, de l’eau, une tuque de laine, un cellulaire et des vêtements imperméables – dans de petits sacs à dos et ont l’occasion de se réapprovisionner à divers endroits en cours de route.

« La grande richesse de la course d’aventure, c’est que n’importe qui peut y participer, dit- M. Johnston. J’ai vu des coureurs de 16 ans et j’en ai vu d’autres dans la soixantaine. »

Les participants se rencontrent au point de départ environ une heure avant le début de la course pour recevoir une carte indiquant un nombre de destinations – ou points de contrôle – que l’équipe doit atteindre. La première course est une course contre la montre : le navigateur de l’équipe a moins d’une heure pour déterminer le parcours à suivre sur sentiers, routes et rivières, et souvent à travers les broussailles.

Étant donné que les appareils GPS sont interdits, c’est souvent l’équipe qui a le meilleur navigateur – pas forcément le meilleur athlète – qui gagne, précise M. Johnston.

« La grande richesse de la course d’aventure, c’est que n’importe qui peut y participer, dit-il. J’ai vu des coureurs de 16 ans et j’en ai vu d’autres dans la soixantaine. »

« Si vous visez le podium, eh bien, oui, vous devrez être en forme. Mais le plus en forme? Non. Ce qui importe surtout, c’est d’avoir le meilleur navigateur. »

[Petit conseil : n’essayez pas de traverser les régions broussailleuses (c.-à-d. sans sentier) à vélo à moins d’en être absolument obligé. « Traîner un vélo à travers les broussailles est difficile dans les meilleures des circonstances », indique M. Johnston.]

Les équipes, dont les membres doivent rester à portée de vue les uns des autres, doivent trouver les points de contrôle et entrer un mot-code ou poinçonner une carte avant de poursuivre leur route. L’équipe qui trouve le plus grand nombre de points de contrôle et qui parvient à la ligne d’arrivée dans le temps permis est déclarée gagnante.

Selon M. Johnston, les points de contrôle n’ont pas tous le même niveau de difficulté. Lors de la course d’aventure annuelle de huit heures organisée par Natural Selection l’an dernier près de Fredericton, un des points de contrôle était dissimulé un peu à l’écart d’un sentier, derrière une épave d’automobile. Un autre se trouvait à 200 mètres dans les broussailles, à un azimut précis, ce qui rendait la capacité à utiliser une boussole plus importante que l’endurance.

Certains points de contrôle sont plus « épineux » que d’autres. « Nous en avons même installés sur le dessus d’une hutte de castors! », raconte M. Johnston en riant.

La prochaine course de Natural Selection est celle de huit heures, intitulée Who’s Your Daddy?. Elle aura lieu le samedi 1er juin dans la région de Fredericton. Sa compétition vedette, Race the Phantom, qui attire des concurrents de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de l’est des États-Unis, comprend des segments de 8, 24 et 40 heures. Elle se déroulera durant la fin de semaine prolongée du mois d’août, au parc provincial du mont Carleton.

Il existe également des compétitions en Nouvelle-Écosse, au Maine et au Québec.

Renseignements : naturalselectionar.com

Trois heures suffisent pour changer une vie : De nouveaux programmes offerts après les heures de classe donnent un coup de pouce aux enfants du Nouveau-Brunswick

Recreation New Brunswick est maintenant un fournisseur autorisé du programme High Five, la seule norme de qualité canadienne pour la formation des animateurs et des gestionnaires de programmes de sports et de loisirs destinés aux enfants de 6 à 12 ans.

Recreation New Brunswick est maintenant un fournisseur autorisé du programme High Five, la seule norme de qualité canadienne pour la formation des animateurs et des gestionnaires de programmes de sports et de loisirs destinés aux enfants de 6 à 12 ans.

Par Sean Sullivan
CSAAP / HEPAC

C’est peut-être seulement trois heures sur vingt-quatre, mais la façon dont les enfants occupent leur temps après l’école peut avoir une incidence profonde sur les probabilités qu’ils vivent une vie saine et active.

« La période après les heures de classe, soit de 15 h à 18 h, est un déterminant critique de l’activité physique chez les enfants et les jeunes, explique la directrice de Recreation New Brunswick, Sarah Wagner. Malheureusement, c’est aussi la période où la plupart des enfants sont enclins à être sédentaires et à faire de mauvais choix alimentaires. »

« Plutôt que d’être actifs ou d’aller dehors, ils jouent à des jeux vidéo ou s’amusent à l’ordinateur, explique Mme Wagner. La recherche indique que la moitié des pas franchis durant la journée se font après les heures de classe, mais beaucoup d’enfants sont inactifs. »

Les nouvelles subventions pour les programmes offerts après les heures de classe ont pour but de changer la situation.

En janvier, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé qu’il donnerait 52 subventions de 1 000 $ pour encourager les programmes offerts après les heures de classe qui, tout en tirant parti des ressources communautaires existantes, favorisent l’activité physique, l’interaction sociale et l’engagement des enfants d’âge scolaire.

Cette initiative de financement, qui en est à sa deuxième année, appuie les programmes récréatifs offerts aux enfants et aux jeunes au moins trois jours par semaine, de 15 h à 18 h. Ces programmes doivent cibler quatre composantes – soit l’activité physique, la saine alimentation, les devoirs et les forces communautaires – pendant un pourcentage de temps précis (p. ex. l’activité physique doit occuper au moins 30 minutes par jour et au moins 30 % du temps par semaine).

« Les enfants qui sont actifs maintenant sont plus susceptibles d’adopter un mode de vie sain plus tard dans la vie »

Les séances d’activité physique peuvent prendre la forme de sports d’équipe, de yoga ou de Pilates, tandis que les activités de saine alimentation peuvent se traduire par du jardinage, des visites guidées à l’épicerie ou des présentations par des fermiers et des chefs. Le volet devoirs pourrait prendre la forme d’aide dans les études et de mentorat par les pairs, tandis que le volet forces communautaires a pour but de refléter les forces et les intérêts de la collectivité, des parents et des participants.

Le Club de garçons et filles de St. Stephen offre justement un programme de ce genre depuis deux ans. Il s’adresse aux enfants de 11 à 13 ans, qui sont trop vieux pour la garderie, mais trop jeunes pour rester seuls à la maison.

Ces jeunes participent au programme gratuitement et à l’improviste. Les activités pourraient inclure une séance de patinage ou de quilles, un cours de cuisine ou une sortie à la bibliothèque pour s’attaquer aux devoirs.

« Nous avons essayé d’intéresser les jeunes de ce groupe d’âge en leur proposant des activités qui les encouragent à continuer de fréquenter un lieu sûr après avoir quitté la garderie, explique la directrice générale, Lynda Carey. Nous les empêchons de devenir des enfants “clé au cou” plus tôt qu’il ne le faut. »

Le programme offre également un avantage concret pour les parents, qui peuvent demeurer productifs de 15 h à 18 h parce qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de leurs enfants. Les enfants, quant à eux, n’ont pas besoin de rester seuls à la maison.

« Certains d’entre eux ne sont pas prêts à rester seuls et ils le savent, ajoute Mme Carey. Ils ne sont pas prêts pour cette grande maison vide, qui leur paraît encore plus grande quand ils s’y retrouvent seuls. »

Les enfants du Nouveau-Brunswick bénéficieront également d’une nouvelle initiative offerte par Recreation NB. Intitulée JOUER NB!, elle est financée par l’Agence de la santé publique du Canada et appuyée par le ministère des Communautés saines et inclusives.

Cette initiative fournira une formation à l’intention des jeunes animateurs, facilitera l’échange de connaissances dans toute la province et améliorera la qualité des programmes offerts après les heures de classe.

Par ailleurs, Recreation New Brunswick est maintenant un fournisseur autorisé du programme High Five, la seule norme de qualité canadienne pour la formation des animateurs et des gestionnaires de programmes de sports et de loisirs destinés aux enfants de 6 à 12 ans. Cette formation sera offerte à prix réduit partout au Nouveau-Brunswick au cours de la prochaine année.

« Toutes les personnes qui interviennent auprès des enfants devraient suivre la formation High Five, indique Mme Wagner. C’est un outil éducatif qui garantit la qualité des programmes offerts après les heures de classe et permet d’assurer que les enfants qui participent à ces programmes vivent une expérience positive. »

Recreation New Brunswick prévoit également mettre au point une boîte à outils néo-brunswickoise pour les programmes offerts après les heures de classe, ainsi que des modèles de programmes adaptés au milieu naturel et aux communautés des Premières Nations.

« Les enfants qui sont actifs maintenant sont plus susceptibles d’adopter un mode de vie sain plus tard dans la vie, conclut Mme Wagner. Nous devons intervenir pendant qu’ils sont jeunes afin de ne pas avoir à régler le problème lorsqu’ils sont des adultes. »

Pour en savoir plus :

Lien: Subventions pour les programmes offerts après les heures de classe

Lien: HIGH FIVE | Recreation New Brunswick (anglais)
Email: highfive@recreationnb.ca

Télécharger: Chefs! Un bon départ pour une vie saine

ChefsFrancaisLa trousse du programme CHEFS! pour la tenue d’ateliers culinaires à l’intention des enfants est prête et que les cinq thèmes sont affichés sur le site Web du Communautés saines et inclusives.

Les 5 thèmes incluent :

  • Thème 1 – Devenir chef
  • Thème 2 – Assurer la salubrité des aliments
  • Thème 3 – Alimentation saine
  • Thème 4 – L’ABC des nutriments
  • Thème 5 – Être actif

Cette trousse a été conçue pour vous aider à offrir des activités interactives et stimulantes sur les thèmes de l’alimentation et de la cuisine aux jeunes de 8 à 12 ans, peu importe votre expérience dans les domaines alimentaire et culinaire.

Chaque séance de 90 minutes comprend des activités, des discussions, des jeux et des recettes saines pour cuisiner (et bien manger!).

Un nombre limité de copies seront imprimées par CSAAP et Recreation NB, et seront distribuées aux Réseaux de mieux-être et aux programmes offerts après les heures de classe.

Lien:  Chefs! Un bon départ pour une vie saine

 

Regardez: Webinaire sur la Subvention pour le mieux-être dans les écoles

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Avez-vous manqué notre webinaire la plus récente?

Pas de problème: vous pouvez regarder le webinaire ici. Il s’agit d’une présentation visuelle le son et est mise par Lise Doucette, conseillère du mieux-être dans les écoles avec le Ministère des Communautés saines et inclusives.

La subvention fournit aux écoles des ressources pour promouvoir le mieux-être des élèves en fonction de leurs besoins et priorités. Le webinaire comprendra des renseignements sur le processus de la demande, l’intégration et l’utilisation des meilleures pratiques, telles que la planification fondée sur les connaissances et l’engagement des jeunes.

Lien: Subvention pour le mieux-être dans les écoles (25 minutes)

 

Vibrant – Mener une vie saine au Nouveau-Brunswick

VibrantFrancaise

L’édition la plus récente du magazine Vibrant publié par le Réseau de santé Horizon est en ligne et prêt à être téléchargée.

Les articles sont rédigés par les professionnels de la santé du Réseau de santé Horizon et portent sur des sujets comme l’anxiété et la dépression chez les jeunes, manger ses émotions, la détection précoce du cancer de la prostate et comment adopter un mode de vie favorable à la santé des os.

L’article de fond du magazine met en vedette Catharine Pendrel, une athlète qui a participé à deux éditions des Jeux olympiques, est championne du monde en vélo de montagne et a grandi à Harvey Station, au Nouveau-Brunswick.

Les éditions antérieures de cette publication, qui traitent de la vie saine au Nouveau-Brunswick, sont disponibles sur le site Web du magazine Vibrant.